
Illustration: ikonaut
4 — Perspectives: économies
de graphite
Dans la nature, le graphite se présente
sous forme de petits flocons.
Or, pour les batteries traditionnelles,
il faut les arrondir, ce qui entraîne
une perte de deux tiers du matériau.
Grâce à l’orientation verticale
des flocons, on pourrait peut-être
renoncer à cette étape et à ce
gaspillage à l’avenir. Les batteries
deviendraient moins chères et plus
écologiques.
3 — Fabrication: orientation
magnétique
Le spin-off oriente les flocons de
graphite à l’aide de champs magnétiques.
Cela se fait durant le processus
de revêtement des feuilles de
cuivre en rouleaux, usuel dans l’industrie
des batteries.
2 — Solution: un trajet court
La technique de Battrion, un spinoff
de l’ETH Zurich, permet de recharger
les accus plus vite. Elle
raccourcit le trajet des ions dans la
couche de graphite, ce qui leur
permet de moins s’accumuler et de
pénétrer plus en profondeur. Dans
les batteries li-ion traditionnelles, les
flocons de graphite à l’horizontale
contraignent les ions à se déplacer
en zigzag. La nouvelle technique les
oriente verticalement, réduisant
tant les trajets que l’échauffement.
1 — Problème: une charge lente
Dans les accus des smartphones et
des voitures électriques, les ions
de lithium chargés positivement circulent
d’une électrode à l’autre –
par un séparateur poreux. Du côté
positif se trouve de l’aluminium recouvert
d’oxyde métallique de lithium,
du côté négatif du cuivre recouvert
de graphite. Lors de la
charge, les ions positifs pénètrent
dans la couche de graphite. Pour
l’usager, plus c’est rapide, mieux c’est.
Il faut toutefois ralentir le processus
de charge, sinon le lithium se dépose,
ôtant de sa capacité à la batterie
ou risquant de la faire exploser.